Humanisme numérique - communications-intervenants

Empreinte numérique et médias : une approche historique

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L’« ère » numérique induit d’importants changements sociétaux et cela dans toutes les sphères d’activités. Dans les organisations, dans la vie privée, dans la sphère publique et, bien évidemment, dans les médias.

Dans les organisations, l’employé n’est plus en mesure de distinguer le jour et la nuit, les journées de travail de celles de congé. L’employeur attend de lui qu’il soit disponible en tout temps. Dans la sphère publique, les représentants politiques ont maintenant une apparente obligation de commenter autant les chiens écrasés (les rumeurs, etc.) que les pires catastrophes. Dans les médias, le travail du journaliste est en constante mutation et le numérique impose la dictature de l’immédiat et de l’instantanéité. On lit et écoute davantage d’opinions que d’analyses.

Ces manifestations de l’ère numérique témoignent assurément d’un changement important. Mais ces manifestations s’inscrivent également dans un mouvement et, plus précisément encore, dans une foulée qui, à travers les époques, prend différents noms, lesquels affirment tour-à-tour et avec autorité la prépotence des technologies d’information et de communication, incluant les réseaux électroniques et les produits dérivés : société de l’information (1980), autoroute de l’information (1990), société des connaissances (2000) et maintenant civilisation numérique.
Notre exposé visera à décrypter l’évolution de l’ère numérique en rapport avec les médias. La première partie de notre communication présentera les éléments contextuels qui président l’ère ou l’« empreinte » numérique et ses manifestations les plus saillantes (notamment le marché de l’offre, la consommation des services, etc.) et exposera les enjeux sous-jacents. La seconde partie retrace l’historique de l’empreinte du numérique dans le domaine des médias et les changements générés dans la foulée des réflexions de l’américain James W. Carey.