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Auteure : Océane Boulard, Licence 3 Lettres modernes, parcours «Cultures numériques et écritures en ligne». Faculté de Lettres et Arts. Université d’Artois. Arras.



Si le corps humain peut parfois receler des ressources incroyables, il n’en demeure pas moins fragile. Face à cette constatation, l’Homme a tout mis en œuvre pour mettre au point des procédés ayant pour but de rendre son organisme plus résistant contre les forces de la nature. Grâce au numérique et à ses nombreuses possibilités, il mit en place de nouvelles idées pour améliorer le corps humain en se servant de la robotisation. Ces avancées technologiques soulèvent de nombreuses questions éthiques et philosophiques. Car, sous ces bonnes intentions, se cache le désir de transformer l’être humain… Alors, si l’Homme dispose des moyens pour améliorer son corps, est-ce vraiment nécessaire ?

Un désir d’amélioration et d’évolution de l’organisme humain

C’est dans le domaine de la médecine que les avancées sur le corps sont mises en œuvre. Afin d’améliorer ses capacités physiques et mentales, l’Homme a besoin de toutes les ressources numériques possibles (l’imprimante 3D, nouveaux calculateurs plus performants, etc.) pour pouvoir les combiner à la science. Le but va être de rectifier les aspects indésirables du corps humain (les maladies, la douleur, le vieillissement, la mort, etc.) ou de les améliorer.
La technologie a déjà permis des miracles : prenons l’exemple des nouvelles prothèses qui permettent de remplacer un membre perdu. Elles peuvent être maintenant créées à l’aide d’une imprimante 3D. Citons aussi la création d’appareils comme la nouvelle montre qui permet aux malvoyants et aux aveugles de donner l’heure, les SMS et les coordonnées GPS en l’affichant en braille.
Le numérique s’est fait une grande place grâce à l’apparition de machines plus performantes qui donnent lieu à de nouvelles possibilités pour les scientifiques : la capacité de déchiffrer le code génétique, la progression de la robotique ou encore la simulation neuronale (appelé BRAIN aux Etats-Unis et Humain Brain en Europe).

Est-ce folie de vouloir améliorer le corps humain ?

D’après Guy Vallencien dans son livre Homo Artificialis. Plaidoyer pour un humanisme numérique (2017), le transhumanisme s’appuie sur cinq piliers indissociables :

  • Partager les informations afin de décider dans une conscience accrue des enjeux qui concernent notre avenir commun.
  • Participer activement et sans état d'âme au développement de l'intelligence artificielle et à la construction des robots, à la condition qu'Homo Artificialis soit seulement adapté à nos besoins.
  • Soulager et réparer celles et ceux qui subissent maladies, traumatismes physiques, psychiques et sociaux innombrables.
  • Refuser catégoriquement les dérives qui tendraient à augmenter l'homme au seul bénéfice d'un surcroît de puissance et de longévité.
  • Promouvoir l'éducation nécessaire pour être en capacité de décider au-delà des seules opinions fluctuantes et irrationnelles

Pour Vallencien, on peut réparer l’homme mais pas l’améliorer. D’ailleurs l’Homme peut avoir besoin d’argent pour financer ses recherches. Nous pouvons donc en conclure que la robotisation de l’Homme est un rêve qui ne doit pas virer au cauchemar malgré certains désirs de l’être humain.


Sources :

Elyse Wanshel, Avec cette montre en Braille, aveugles et malvoyants pourront lire l'heure, les SMS et les coordonnées GPS. [En ligne]. HUFFPOST, 01/03/2017 [consulté le 06 mars 2017].
Guy Vallencien, Homo Artificialis. Plaidoyer pour un humanisme numérique. Michalon, 2017. 201 p.