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L’  « usine de trolls » russe a influencé l’opinion publique dans les élections présidentielles

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Dimanche dernier la chaîne de télévision russe TVDozhd, a diffusé une interview avec l’un des « trolls » récruté par l’IRA, l’organisme de propagande russe pro-Poutine, en dénonçant leur intervention dans les élections americains. Le témoin, un homme couvert avec une capuche du nom de « Maksim », un ex-membre du département anglophone de l’Agence de Recherche d’Internet, IRA (Internet Research Agency), a dévoilé en détail les méthodes employées par l’agence dont le but était de pérturber les élections présidentielles aux Etats-Unis. Le « troll » dans l’argot d’Internet caractérise ce qui vise à générer polémique, à provoquer un débat conflictuel; le but est de réaliser un commentaire inutile et enervant d’un article ou un post dans n’importe quel réseau social. Cette « usine de trolls » a formé ses membres aux les enjeux de la politique américaine, en regardant la série de Netflix « House of Cards ». Ils imitaient la façon d’écrire des américains sur les réseaux sociaux, pour inonder le réseau avec des commentaires et rallumer les discussions sur Hilary Clinton, la candidate démocrate et principale adversaire de Donald Trump. L’utilisation controversée d’un serveur e-mail privé quand elle était secrétaire d’Etat, son état de santé, les anciens scandales de son mari l’ex-président Bill Clinton, la liberté de port d’armes, l’homosexualité comme un péché, étaient des sujets privilégiés. L’ordre était claire : ces soldats numériques devaient influencer l’opinion des électeurs américains en inclinant la balance du côté de Donald Trump en se servant de ce « mass trolling ». Le « troll » le plus efficace est celui qui rallume une discussion précédemment animée, mesuré par l’agence par le nombre de mentions « J’aime » ou les dialogues générés. Egalement le Washington Post, dans son édition du jeudi 5 octobre dernier, a dénoncé la création de plusieurs comptes sur Facebook faites par une même et unique usine de trolls, l’IRA, pour poster des messages qui ont été répliqués des centaines de millions de fois. Le chercheur et professeur Jonathan Albright, qui a étudié pendant plusieurs moins les fausses informations et la propagande russe, affirme que la création de ces comptes avait comme but de diffuser des faux messages pour créer un débat capable d’influencer l’opinion des électeurs dans les élections présidentielles aux Etats-Unis l’année dernière. Six sites internet ont été créés : « Blackactivist », « United Muslims  of America », « Being Patriotic », « Hearth of Texas », « Secured Borders » et « LGTBI United ». Ces sites ont fait des publications pour classer les électeurs d’accord sur les sujets auxquels ils ont répondu ; ensuite ils utilisaient une publicité politique spécifique pour infléchir leur comportement électoral. Le résultat de la présidentielle américaine met en relief l’efficacité de ces soldats numériques.

BFMTV, WASHINGTON POST, RFI »